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| Photo Ronan Beauvois |
Ce livre
coup de poing m'a plu et en même temps m'a dérangée. Il se lit très vite, un
peu comme un shocker (ces polars choc qui se dévorent) et je pense qu'il a été
conçu dans cette optique : foncer, secouer, choquer. Le trait est fort et dur
car Edouard Louis règle ses comptes avec sa famille, son village natal et son
milieu social. Peu importe que son histoire soit vraie (coup marketing ?) ou
romancée... Ce qui compte, c'est le livre. Alors pourquoi ai-je été gênée ?
Parce que les scènes sont violentes et crues ? Non, car c’est, selon moi,
ce qui fait sa force. Parce qu’encore une fois le Nord est décrit comme un fief
d’ouvriers alcoolo ? Non, on en a vu d’autres ! Ce qui m'a gênée, en fait,
ce sont les derniers chapitres : c’est cette idée que l'homosexualité (ou
même seulement la différence) soit rejetée par les plus pauvres et comprise (ou
au moins admise) par les plus riches. Edouard Louis choisit son camp… je vous
laisse deviner lequel.











